Il était une fois un chat qui ne pouvait s’arrêter de miauler. Le jour, la nuit même en dormant, ses mandibules laissaient passer des sons d’un infinie variété, du plus grave au plus aigu, du plus rauque au plus subtil. On eut pu le croire ventriloque, si ce n’était qu’on ne comprenait pas le sens de ces sonorités modulées. Le quartier connaissait ces miaulements, et tous s’étonnaient de la permanence de ce phénomène sonore.
Ah, si ! Cela s’arrêtait au moment de manger, bien évidemment, par incompatibilité des fonctions masticatrices et sonores, comme le sait tout bon chanteur : « le masque ! ».
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